Archive pour la catégorie 'interactive installation'

Red Light Spotters

Samedi 20 septembre 2008

Red Light Spotters
Players: Philippe Codognet, Sir Alice

Visiting the Mori Tower in Tokyo (summer 2005) with Philippe Codognet, the evidence of red lights blinking at night came to my mind as the stubborn will of the City to say something to any open intelligence. I was facing this absurd but recursive artist’s mission : try to make the world understandable, even if it is definitely obscure to you.
If you fail : make the failure visible enough to make the evidence of the this aporia talking out loud.

That was the resulting project:
Cities are emitting obscure messages that cannot easily been deciphered: sounds, lights, smells…
Through thousands of red lights blinking in the night, Tokyo city is whispering.
This obsessing blinking should be translatable. The apparent synchronicity cannot be only a randomised process. The absence of synchronicity can also be interpreted as an obscure language.
Is the city trying to say something?
Are invisible entities communicating in front of us and we don’t even know what, why and how?
Would it be a kind of hidden speech that would remain secret because it is so obvious?
Whatever the interpretation we try to put on these signs, one cannot stay without trying to understand what’s going on around us.
In this obsessive compulsion of interpretation, people can spend hours watching without understanding and this impossibility to understand is balanced by the fascination for this almost hypnotic phenomenon.

Emotional Dripping (OVNI)

Samedi 13 septembre 2008

Emotional Dripping
Players : Anne Dreyfus, Delphine Fabbri-Lawson

Still Moving, sculpture dynamique géante de la série de la Mécanique des émotions, sera présentée devant l’entrée principale du Grand Palais à Paris avant d’être exposée au Générateur.
Nous Ă©voquons la difficultĂ© Ă  communiquer sur les pièces complexes -dans leur logique plus que dans leur frĂ©quentation. Comment soutenir les mĂ©diateurs culturels en leur proposant des formules simples pour communiquer sur un objet de 3,5m de diamètre qui peut Ă©voquer, dans sa forme finale, une soucoupe volante molle, et dont le propos est liĂ© aux Ă©motions de la planète? D’autant pus quand la chose produit une musique faite d’infrasons vibrant entre 5Hz et 20Hz que l’on ne peut entendre que par le contact direct avec le corps.

Une proposition de sous-titre qu’il paraît difficile d’utiliser sans modifier sensiblement la perception de l’objet :

OVNI : OBJET VIBRANT NON INTRUSIF
De la série des Emotional Drippings

Un projet qui trouve plus facilement sa place dans le Dump que dans la communication grand public.

Stylus

Mercredi 3 septembre 2008

Stylus JO 2

Les J .O. se sont achevés à Pékin. Il me revient que lors de la candidature de Paris pour les J.O. Xavier Luccioni m’a proposé de participer à un concours pour le « signal ». Cet objet, sculpture ou architecture, devait signifier et signaler la présence de l’idéal olympique sur le territoire parisien.

Stylus JO 1

Nous avons proposé une sculpture dont la forme élancée semblait, telle une rémanence balistique, achever le mouvement d’un pro-jet de Pekin à Paris. Plantés dans le sol du site choisi, 5 stylets en fibre de carbone, permettaient à tous, champions ou spectateurs, sur place ou en ligne, d’écrire sur le ciel de Paris.

Stylus JO3

Le jeu de câbles commandés à distance permettait de guider la pointe lumineuse dont la rémanence laissait sur la camera une trace certes éphémère mais lisible.

Stylus JO 4

Réinjecter le mot dans l’épreuve qui n’a conservé qu’un simulacre médiatique des idéaux pragmatiques de nos ancêtres (notamment que tout combat cesse durant les jeux, du Tibet en Ossétie), semble maintenant un geste dérisoire. Mais l’idée que les mots continuent de s’envoler permet au projet de survivre à sa fonction initiale.

Dialogue House

Jeudi 10 juillet 2008

Dialogue House

player: Evelin Gerda Lindner

A la fin des années 90, Evelin Gerda Lindner, fondatrice du réseau Human Dignity and Humiliation Studies de Columbia University New York, venait me voir pour me demander de concevoir un dispositif pour permettre le dialogue entre personnes de communautés antagonistes. Il s’agissait de permettre l’échange, progressivement de réduire la tension entres communautés et d’amener les deux interlocuteurs à se parler plus directement. Elle avait été émue du potentiel du Tunnel sous l’Atlantique et imaginait que l’on pourrait concevoir un dispositif qui permettrait le rapprochement entre communautés rivales. J’ai immédiatement proposé cette forme. On entre des deux côtés sans se croiser. Au bout d’un premier couloir : le dispositif de dialogue. Après un temps, prenant le chemin du retour, les interlocuteurs peuvent choisir entre quitter le lieu ou accéder à la partie centrale qui permet de se rencontrer de manière assez confortable et de parler enfin en direct. La symétrie du dispositif équilibre la rencontre. A tout moment la bifurcation est possible. C’était là une situation très concrète renvoyant aux situations que je développais dans les dispositifs interactifs mais avec un niveau d’implication sur le réel qui fait la valeur du projet. Celui-ci n’a pas été réalisé sans pour autant que son actualité et sa pertinence en soient amoindries.

Vedute

Mardi 8 juillet 2008

Vedute

Players, Oleksandra Yaromova, Jean-Jacques Gay, Eesi, TAP Poitiers

Un projet pour la façade translucide et vidéo de la Scène Nationale de Poitiers. Le projet n’a pas été retenu mais il me plait que ce soit un ami dont le travail animera la façade. Dans le droit fil de Watch Out ! Vedute convertit le regard des passants en un œil géant découvrant le monde alentour. Le Théâtre devient la scène sur laquelle le monde se réfléchit ; tout d’abord flou, en attente de l’observateur. L’image du monde bouge alors sur la peau de l’édifice à la manière des jeux d’ombre de la caverne platonicienne. Parfois un visage s’approche de la « Porte », boîte percée d’un trou qui invite le regard. C’est lui que l’on voit alors sur la façade jusqu’à ce que l’œil intrigué contemple un temps le monde avant de se lasser.

Vedute2

Le lieu de spectacle devient l’origine d’où l’on perçoit le spectacle de la vraie vie. Last Life.

Le titre Vedute reparait sans que le lien entre les projets soit totalement Ă©vident, quoique…

All Over Nothing

Mercredi 21 février 2007

All Over Nothing

Première tentative de Virtually Revisited Art.

Je propose de prendre Jackson Pollock comme cas d’école :
L’apport de Pollock porte essentiellement sur le rapport à la surface (All Over), l’implication du corps (gestuelle) et la revendication de la matérialité du médium (Dripping).
(more...)

L’Art sans gravitĂ© (Virtually Revisited Art, VRA)

Mercredi 21 février 2007

Même si elles témoignent d’un processus relativement continu bien qu’apparemment chaotique, les mutations telluriques de l’art au 20ème siècle sont marquées par des moments d’irruption dont chacun correspond à la remise en cause plus ou moins radicale d’un ou plusieurs acquis esthétiques. C’est ainsi que se déplacent les frontières d’un espace de liberté que l’artiste semble vouloir élargir, probablement plus par soucis d’y trouver un terrain constructible que par revendication corporative.
(more...)

Le tiers absent

Vendredi 9 février 2007

D’où vient le sentiment d’agression qui envahi la personne à proximité d’un inconnu, au téléphone, dans un lieu publique ? Ce n’est pas, bien entendu, le niveau sonore, probablement le même que celui de deux personnes qui parlent ensemble dans le même périmètre. La situation nous paraitrait naturelle en ce cas. C’est probablement l’absence physique de l’interlocuteur en ce lieu. Comme si tout d’un coup la règle, la convention était brisée. Dans la liste des statuts acceptables, dans un lieu publique, il y a celui de la personne seule, avec ses angoisses, ses regards fuyants ou appuyés, son désir visible de briser la solitude ou au contraire de maintenir la distance. Il a le couple ou le groupe devisant de manière plus ou moins discrète.

(more...)

Close encounters

Vendredi 9 février 2007
A Bar. Tables and chairs. One table. One chair. One screen. Of course, we usually go to the bar to have a friendly moment. Here, there is already somebody sitting at the table. On the screen! He or She talks… We start talking, to react, to reply. Feeling like to have a date. Like the main character in Morel’s Invention, by Adolfo Byoi Casares, trying to become part of a pre-recorded scene, which he knows to be such, and that will be played and replayed for ever. After their conversation, the newly recorded people are now the new face we meet on the screen; with this very ambiguous way to talk, the one’s have trying to find the words fitting a talk that one was not suppose to listen to.

In Touch [Listen, I’m Here (2)]

Dimanche 17 décembre 2006

Evolution of Listen I’m here

In Touch

Two laser beams meet in a cloud of steam, at the very centre of the space when two people calling the same pre-determined phone number are connected together.

When anybody, from the physical space, cuts the line of the beam, the communication is interrupted.