Archive pour la catégorie 'writing'

FUSION CRITIQUE (handle with care)

Samedi 13 septembre 2008

Cirtical Fusion

Confronté à la difficulté de nommer une évolution significative des pratiques dans lesquelles mon travail s’inscrit, j’ai compris qu’il faudrait que j’explicite le concept métaphorique auquel je suis parvenu : La Fusion Critique.

Pour que ce concept soit compris, il n’y a d’autre solution que d’en rédiger le manifeste ou plutôt d’en manifester la rédaction. Or s’il est un terrain où la réalisation m’est difficile, c’est celui qui fait passer l’écrit avant l’acte, quelque laconique que soit le premier et quelque fugace que puisse être le second. Il faut donc que je me résigne à soumettre au Dump ce projet d’ouvrage théorique qui ne m’en paraît pas moins essentiel.
(more...)

Contre sens ou sens interdit ?

Mercredi 2 juillet 2008
Wrong Way

Le blog tient de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e. Non par la nĂ©cessaire qualitĂ© de son potentiel attractif (il en est d’excellentes) mais par l’exigence singulière que suppose sa structure fragmentĂ©e, elliptique, Ă©pisodique.
Quelques propriétés de l’exploration d’un blog qui méritent d’être rappelées:
- Chaque nouvel article doit pouvoir ĂŞtre lu sĂ©parĂ©ment de l’ensemble et conserver tout son intĂ©rĂŞt hors contexte. Dans l’ordre du narratif, c’est une propriĂ©tĂ© qui distingue la sĂ©rie du feuilleton.
- La régularité de la production est déterminante pour conserver un lectorat assidu.
- La longueur doit être compatible avec la lecture sur écran très différente en cela de la lecture de la chose imprimée.
- Il faut aussi prendre en compte cette particularitĂ© du blog dont la dĂ©couverte est nĂ©cessairement chronologique et dont on n’embrasse l’ensemble du propos, quand on l’a dĂ©couvert tardivement, qu’en remontant le flux, de post en post, assumant l’acrobatie temporelle qui en rĂ©sulte mettant Ă  l’Ă©preuve nos capacitĂ©s cognitives.

Écrit au jour le jour le blog pourrait être incompatible avec un propos structuré, avec une construction académique, avec une pensée qui suit le chapelet d’un discours maîtrisé. Le blog est plus dans le débordement, dans la dérive, surtout quand celle-ci assume la fonction désinhibitrice du genre, peu enclin à sacrifier à la règle. Est-ce à penser que cette forme interdit le propos cohérent comme on aurait pu le dire des Lettres persanes qui suivaient le fil épistolaire comme d’autres celui de leurs pensées ?

Quel sens donner alors au blog imprimé, dérogeant à son ordre, perdant la dynamique du flux et du commentaire, de l’humeur et du repentir? Le blog imprimé, réification contre nature, peut pourtant s’avérer le meilleur moyen de redécouvrir a posteriori la cohérence derrière le chaos du jour.

Générateur de bibliographies

Mercredi 2 juillet 2008

Le cas est frĂ©quent: l’Auteur doit fournir une bibliographie. On sait combien l’exercice est fastidieux non pour le fait d’avoir Ă  rendre hommage aux ouvrages qu’avec plaisir ou intĂ©rĂŞt on aura consultĂ© et que l’on recommande vivement Ă  tous ceux qui s’engageraient sur les mĂŞme voies, mais pour avoir Ă  en Ă©tablir la liste acadĂ©mique avec son appareil de rĂ©fĂ©rences. Certains, on le sait, vont jusqu’Ă  copier les bibliographies disponibles en ligne plutĂ´t que d’avoir Ă  sacrifier un temps prĂ©cieux Ă  l’exercice. D’oĂą l’idĂ©e simple mais productive de crĂ©er un gĂ©nĂ©rateur de bibliographies : on entre le sujet, les thèmes, les mots-clefs… et on obtient la prĂ©cieuse liste. FondĂ© sur la fouille de donnĂ©es, le moteur analyse la rĂ©currence des rĂ©fĂ©rences liĂ©es Ă  un sujet prenant en compte titre/rĂ©sumĂ©/Ă©dition. Les rĂ©fĂ©rences seront hiĂ©rarchisĂ©es en fonction de leur frĂ©quence de citation dans des revues et publications rĂ©pertoriĂ©es par les instances d’Ă©valuation de la recherche.
Une version plus Ă©laborĂ©e ne se substitue pas Ă  l’Auteur mais apprend Ă  le servir en observant sa pratique et ses rituels.

Le gĂ©nĂ©rateur fournit une liste structurĂ©e, limitĂ©e au nombre de rĂ©fĂ©rences requis par le commanditaire en ne conservant que les titres et les auteurs les mieux “classĂ©s” parmi ceux mentionnĂ©s dans le texte que la bibliographie accompagne. ApparaĂ®trait en gras ceux que le commanditaire aura effectivement consultĂ©. Afin de personnaliser la sĂ©lection, un système rudimentaire d’apprentissage retiendra les auteurs valorisĂ©s par l’Auteur par citation, pointage, confirmation, suppression dĂ©finitive de la liste. Une liste noire pourrait contenir les noms Ă  ne jamais mentionner. Une liste blanche ceux qu’il ne faut pas oublier : rĂ©fĂ©rences incontestables ou simplement incontournables, auteurs Ă  la notoriĂ©tĂ© grandissante, Ă©crits des membres du jury pour un mĂ©moire ou une thèse.

Shouldn’t Be Made Art (SNBM Art)

Dimanche 18 mars 2007

Évoquant la variante d’Hyper Potlatch, Florence Benayoun me dit : “c’est horrible !”
Cette réaction met en évidence une des propriétés du concept art : Il est une différence significative, au niveau du concept, entre écrire un projet et le réaliser ; ou plutôt entre concevoir un projet qui se réalise dans sa description et le concevoir en vue de sa réalisation physique. Au-delà de la difficulté de mise en œuvre, les moteurs symboliques dans les deux cas sont d’un ordre différent.
Le “concept project” n’implique pas nĂ©cessairement, en l’absence de rĂ©alisation, l’expĂ©rience physique de l’œuvre. Il y a une diffĂ©rence entre proposer d’inviter les enfants du tiers monde Ă  patiner sur la compression d’un hypermarchĂ© et de le faire vraiment. L’intĂ©rĂŞt critique de la proposition s’efface devant sa rĂ©alisation.
Le passage à l’acte, mise en œuvre littérale du concept, peut être la meilleure manière d’annuler le potentiel critique comme le cynisme est détruit par son application politique.
Le projet :
Faire un catalogue d’œuvres qui dans l’histoire de l’art auraient gagné en intensité à rester au stade du concept, voire qui ont été dénaturées par la mise en œuvre.
PS: Ceci n’enlève rien à l’intérêt de la compression d’hypermarché…

No Tags

Générateur de doutes

Vendredi 22 décembre 2006

Il m’est arrivé de dire que l’interactivité était un substrat adapté au questionnement.
Il est temps de le généraliser à l’ensemble des assertions et des certitudes.
Je propose donc la création d’un générateur de doutes. Celui-ci fonctionne en deux temps.

1- Recensement automatique des assertions sur le Net par reconnaissance des structures syntaxiques.
2- Formulation de la mĂŞme assertion sous forme de questionnement.

Assertion :
Il y eu un soir, il y eut un matin.
C’était le septième jour.

Doute :
Était-ce un « soir » ?
Était-ce un « matin » ?
Était-ce bien le septième jour?

Assertion :
25 morts dans un attentat en Irak

Doute :
Était-ce un attentat ?
Si oui, y avait-il réellement 25 morts dans cet attentat en Irak ?

Assertion :
Je suis né le 29 mars.

Doute :
Suis-je né ?
Si oui, suis-je bien né le 29 mars ?

Les deux listes sont juxtaposées :

CATALOGUE DES CERTITUDES………………CATALOGUE DES DOUTES

Les Yeux crevés

Mardi 19 décembre 2006

Durant ses cours à la Sorbonne, Bernard Teyssèdre aimait à dire que les plasticiens devraient fuir l’évidence, car elle crève les yeux.
C’est là un des précieux paradoxes qu’il faudrait questionner (torturer jusqu’à ce qu’il parle, quoi qu’il ait à dire, ou qu’il se taise pour toujours).

A supposer que l’artiste ait pour mission d’ouvrir les yeux, les siens tout d’abord pour mieux voir le monde, ceux des autres ensuite pour qu’ils voient ce qu’il a vu.
Traquer l’évidence est bien alors dévoiler ce qu’elle masque, ce que cache à nos yeux ce que l’on croit savoir.

(more...)

Words on Nerves

Vendredi 15 décembre 2006

MS Word Hacking

Wordz

Given that predictive type writing is now widely spread, what about text prediction if inspired by artistic or commercial purposes?

Typing a text on MS Word, some words can be recognised by the software and Word proposes immediately the end of the phrase, picked up from news of the day about dreadful events.

Another version: phrases automatically ending with an advertisement slogan that starts message starting with the word we are already typing.

This one would be provided only with a free version of MS Word.

More intensity and efficiency would be obtained by having the automatically added words blink.

Traité de Pensée générale pour Blogs et comptoirs

Jeudi 7 décembre 2006
Traité de Pensée Générale

Le Jeu devient intéressant lorsqu’il crée lui-même ses mutations et ses dévoiements.

De là à dire que c’est un jeu « intelligent », probablement pas plus que l’artificielle du même nom.

Je proposais il y a de cela quelques jours d’écrire un Traité d’art moyen.

Depuis ce matin les messages affluent avec des titres rédigés de manière identique et des fragments d’aphorismes et autres citations passe-partout qui ont la pertinence de l’horoscope aux yeux du lecteur complaisant.

Ces messages s’enchainent donc, probablement générés automatiquement. Il s’agit là d’un projet brillant ! Produire de la pensée standard, je croyais en avoir l’exclusivité, mais une fois de plus l’exploration du Dump me prouve que quoique l’on ait pensé, un autre, ailleurs l’aura pensé avant nous, et en aura probablement fait meilleur usage. Ou alors c’est que ça n’en valait pas la peine.

Après le générateur automatique de Blogs,

Après le générateur automatique de commentaires,

Je propose la rédaction d’un Traité académique de pensée générale. Où tout sera dans tout et réciproquement. Compatible avec toutes les situations et tous les interlocuteurs, parlant anglais, ou français…

Je vous invite en guise d’illustration à lire les commentaires du Traité d’Art Moyen.

Compromis historique (Off Art 2)

Lundi 4 décembre 2006
Off Art (et après)

Je vais continuer à produire des concepts car, comme l’eau, il m’est plus facile de suivre la plus forte pente. En contournant les aspérités du relief l'eau finit par redessiner le paysage.

Le projet :

Le projet consiste Ă  chercher au delĂ  de la rupture (cf. les rĂ©flexions de Marc Partouche sur la rupture en art) ce qui constitue un glissement significatif du reconnu vers le reconnaissable. Ensemble de petites victoires sur l’immobilisme sans que pour autant le système Ă©conomico-esthĂ©tique ne soit Ă©branlĂ©. Comme la partie variable d’un discours politique qui fait qu’il reste acceptable pour le plus grand nombre, ces mutations sont probablement quantifiables. Les Ă©coles d’art l’ont compris qui privilĂ©gient dans leur enseignement l’apprĂ©hension de ce qui « fait » art contemporain (sic) pour rendre le propos intelligible par les esprits Ă  assimilation lente, plus que la recherche d’une construction personnelle “hors normes”. (cf aussi Ă  ce propos le dĂ©cryptage “très dĂ©capant” de la notion de crĂ©ation “très Ă©mergente” par AndrĂ© RouillĂ© dans paris-art.com).

Mettre au point un protocole rigoureux qui permettrait d’identifier les mutations formelles, puis ne donner à voir ou à entendre que celles-ci débarrassées de leurs constructions académiques encombrantes comme des marchepieds qui colleraient aux semelles.

Off Art

Lundi 4 décembre 2006
Le blues du dimanche soir.

I got to find something better to do!

Quoique je fasse, je peux me poser la question de ce que je pourrais faire de mieux.
Il faudrait que je sois clair sur le système de valeurs que j’accepterais pour évaluer le mieux qu’il y aurait dans mes choix.
Pour faire mieux il faut déjà faire bien.
Est-ce que bien faire fait partie de mes intentions?
Est-ce que faire est un impératif?
Est-ce que faire bien c’est faire le bien?
Est-ce que le qualitatif technique implique le qualitatif éthique? Et réciproquement?
Est-ce que le qualitatif esthétique importe? À qui? Pourquoi?
Est-ce que l’esthétiquement bien est techniquement bien ou éthiquement bien?
Les bien sont-il compatibles entre eux?
Sont-ils compatibles avec les biens?
Est-ce que se poser la question est une nécessité ?
Est-ce que se poser des questions est une nécessité?
Pourquoi ne pas prendre le monde comme un ensemble de réponses ?

(more...)